Témoignage « Comment j'ai passé 24 heures dans la peau d'un corbeau »
Voici le récit d’une autre fausse accusation ! On pourrait en reproduire plus de 10.000 autres… A bon entendeur…
« Dans cette affaire, dit-il lui-même, j'ai fait l'objet d'une vengeance personnelle de la part de mon ancienne concubine. Nous sommes en litige sur les droits de visite et la garde de notre fille, Marine, 13 ans, que je n'ai pas vu depuis dix ans. On m'accuse d'abandon de famille. Mais à un moment de ma vie, je n'avais plus les moyens de verser la pension alimentaire ». Il vit comme un SDF sous une tente à Palavas-les-Flots ou dans une caravane à Villeneuve-lès-Maguelone. Il y a deux semaines, il avait été condamné à 300 € d'amende avec sursis pour avoir menacé par mail son ancienne compagne.
C'est en rapprochant ces menaces et le contenu des lettres du « corbeau » qu'elle avait acquis la conviction que le père de sa fille était devenu l'homme des menaces de mort.
Ce n'était pas lui. Mais alors, qui est le « corbeau » ?
Une vengeance personnelle de son ancienne concubine
Cet homme, âgé de 47 ans, avait fait l'objet mardi à la mi-journée d'une interpellation à son domicile, dans le quartier Euromédecine de Montpellier. « Quand vous entrouvrez la porte de votre appartement et que quatre lascars vous sautent dessus, que vous vous retrouvez ensuite menotté à votre chaise cela fait bizarre. C'était l'un des moments les plus difficiles de ma garde-à-vue avec la dernière demi-heure passée au commissariat, lorsqu'ils m'ont mis une pression maximum avant de me relâcher. Pour me faire craquer, autour de moi, pendant une demi-heure, ils étaient sept, de services différents à me pilonner de questions. Psychologiquement c'était très rude ».
Son appartement a été chamboulé par deux heures de sérieuse perquisition. Son avocate, Me Maryse Pechevis, nous a dit : « Il a fait l'objet d'une interpellation précipitée avec pour seule indice une délation pure et simple. Puis, après, il a dû subir la garde-à-vue dans des conditions difficiles dictées par les règles anti-terroristes. Il a droit à des excuses au minimum. Et je prépare une plainte pour dénonciation calomnieuse ».
Source :
http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/08/570104-Comment-j-ai-passe-24-heures-dans-la-peau-d-un-cor beau.html
le 08/03/2009 08:07 | Christian Goutorbe