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Comme ici et ailleurs !...   BROYÉ séparé de sa femme et de ses enfants, il est devenu un agitateur dont l'administration, la justice et les services sociaux se passeraient bien…   Broyé, séparé de sa femme et de ses enfants, il est devenu un agitateur dont l'administration, la justice et les services sociaux se passeraient bien. Il y a deux ans, Marc-Olivier Peter était un père de famille lambda. Bonne situation, des projets. Aujourd'hui, à 35 ans, il collectionne les dettes, multiplie les recours et oppositions. Quand il ne prend pas les conseillers d'Etat à partie, il s'adresse à la Haute Cour ou aux conseillers nationaux. Il demande la récusation de magistrats, menace de porter plainte à tout va. Impossible de saisir toutes les finesses de l'imposant dossier qu'il promène avec lui dans une valise à roulettes. Seule certitude: l'homme est déterminé. « Une séparation inexpliquée », son discours ? « Défendre les droits parents-gardiens, le droit des enfants et garantir le minimum vital. » son problème ? Une séparation « inexpliquée », dit-il, des décisions arbitraires, des prélèvements de salaire illégaux, pour résumer sommairement. Tout commence en décembre 2003. Sur ordre du juge, il doit quitter son domicile conjugal de Praz (FR), escorté de gendarmes. Son épouse évoque des violences psychologiques. Au bénéfice ? À l'époque ? D'un salaire dépassant 7.000 francs (suisses) il doit verser une pension à la mère de 3.600 francs, (plus les allocations familiales) et il ne voit ses enfants que quatre jours par mois. Seulement voilà: trois mois plus tard, il passe au chômage (1). Le salaire baisse, pas la pension. Rebelote six mois plus tard, quand il reprend une activité lucrative moins rémunérée que le chômage. « Malgré cinq demandes de révision, on me prélève toujours 3.600 francs de pension alors que j'en gagne 2500. » Poursuites, saisies d'office (2). Il dort chez des amis, ou au motel, emprunte de l'argent à son père. La machine s'emballe. Domicilié désormais à Vallamand-Dessous (VD), il frappe à l'aide sociale vaudoise faisant valoir que les ponctions fribourgeoises le privent du minimum vital. La solution des services sociaux laisse perplexe: on lui propose d'abandonner son activité d'agent commercial indépendant pour se mettre au chômage, où il gagnerait davantage. « C'est fou ! s'exclame Marc-Olivier Peter. On exige d'un travailleur qui ne veut pas profiter du système de jouer au chômeur pour faire valoir ses droits au minimum vital. (2) » Sans défenseur ? Faute d’argent et de procédure ? Marc-Olivier Peter se bat avec sa plume, son téléphone et des entretiens. Il s'est forgé une réputation d'agitateur. La commune du Bas-Vully (FR) a même demandé des mesures tutélaires, écrivant que l'homme « donne l'impression de vivre dans un autre monde que le nôtre. Attitude inquiétante s'il en est. ». « Oui, je vis dans un monde différent, reconnaît Peter. J'ai tout perdu, j'ai environ 50 000 francs de créances, je vois mes enfants au compte-gouttes alors que je les aime, et le droit n'est pas respecté. Ce monde s'appelle l'enfer. » Une histoire, un témoignage, comme des millions d’autres, en Europe. Tiré de l’Article du 27/05/2005 du journal suisse 24 heures de Lausanne. _____________________ (1) Comment peut-on conserver son emploi, lorsque l’on vous confisque 51,43 ù de votre salaire sachant que vous devez consacrer 40 à 60 % pour vous loger, et vous chauffer ? Que reste-il pour vivre et pour conserver son emploi, lorsqu’il reste à peine 2€, voir moins pour vivre ? C’est « Mission Impossible » ! (ndlr)(2) Tout est saisissable pour payer les pensions alimentaires ! Même le minimum vital ! (ndlr)



 

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